esse arts + opinions numéro 60
Dossier : Canular
Date de tombée : 15 janvier 2007
Fausse nouvelle, farce, blague, rumeur, hoax… Le canular peut prendre mille formes. S’il vise traditionnellement à tromper ou à faire réagir ceux qui en sont la cible, ses formes contemporaines sont souvent moins tranchées. Ainsi, depuis quelques années, la pratique du canular a pris des airs plus pernicieux. Plutôt que de révéler qu’il s’agit d’un canular, les auteurs préfèrent souvent laisser planer l’incertitude quant à la véracité d’une information, d’une œuvre, d’une situation, semant le doute et repoussant – parfois indéfiniment – le moment de la révélation qui est généralement intrinsèque au canular.
Trop souvent associé à la simple plaisanterie, le canular tire fréquemment son origine dans le désir de critiquer les modes de fonctionnement ou les institutions qu’il attaque et ses visées sont, dans de nombreux cas, subversives. En art, il pointe souvent les critères et les croyances sur lesquelles se fonde le jugement permettant de reconnaître les œuvres ou les pratiques artistiques légitimes, jouant allégrement avec la notion d’authenticité généralement reconnue comme critère fondamental de valeur artistique. Ainsi, ce geste, qui déjoue avec tant de facilité nos façons de penser, de légitimer et d’accepter des propositions artistiques, devrait nous apparaître comme une sorte d'empêcheur de tourner en rond. Mais qu'en est-il vraiment ? C’est notamment l’une des questions auxquelles nous invitons les auteurs à réfléchir dans le cadre de ce dossier.
Les textes proposés (de 1000 à 2500 mots) pourront être envoyés à s.babin at esse.ca avant le 15 janvier 2007.
Les propositions non liées aux dossiers (critiques, essais, analyses, comptes rendus d’expositions) sont aussi bienvenues (tombée : 10 septembre, 10 janvier et 15 avril de chaque année).
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