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Jean-Maxime Dufresne
Trackers

Exposition du 3 mars au 8 avril 2006 Vernissage le vendredi 3 mars 2006 à 17h

Optica, un centre d'art contemporain 372 Ste-Catherine Ouest, suite 508 Montréal

http://www.optica.ca

Plongés au cœur d’une réalité-fiction, des individus se déplacent sur plusieurs périmètres dans la ville, alors que leurs trajectoires sont épiées par l’œil scrutateur de l’objectif. Les rigueurs de l’hiver en milieu urbain viennent troubler l’atmosphère qu’ils transforment en contexte propice à l’épreuve. Ces individus expérimentent les écarts climatiques et les interludes silencieux d’une ville touchée par la tempête ; ils s’abandonnent à de lentes traversées, à des balayages optiques sur des paysages altérés ou des topographies révélées par les conditions météo. L’anonymat, l’isolement et l’errance se manifestent inextricablement au travers de ces lieux qu’ils sillonnent et dans lesquels ils négocient leur présence. Leur quête apparente de refuge trouve écho dans le regard qu’ils portent sur ces lieux transformés.

Trackers produit une « géographie psychique » de ces passages en revisitant librement certains mécanismes de médiation présents dans l’imagerie sportive et le document d’aventure-réalité (ralenti analytique, caméra témoin). Devant la sophistication des points de vue qui y sont fréquemment employés, je tente plutôt de dévoiler un imaginaire qui s’attarde aux incidents du parcours et aux limites d’une approche lo-tech de captation sur le terrain, tout en brouillant volontairement les formes d’authentification de l’expérience. L’attention portée au déplacement des corps, prégnante dans le traitement vidéo et sonore, révèle dès lors aussi toute une série de frictions et de moments d’inertie. En galerie, l’installation rend le visiteur témoin de ces trekkings, happé dans le processus d’une action dont il perçoit les cadences liées à l’effort physique.

Fouler le sol enneigé, tracer, freiner son élan, observer, enregistrer, dépister…

- Jean-Maxime Dufresne

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Jean-Maxime Dufresne détient un baccalauréat en architecture et complétera en 2006 une maîtrise en médias interactifs à l’Université du Québec à Montréal. Psychogéographie et médiation technologique continuent d’alimenter son travail qui se penche sur les modalités d’expérience de territoires urbains et sociaux de même que sur les mutations qui les façonnent. Dans cette lignée, il créait récemment le projet vidéographique et sonore Rest Area (Interstices / Galerie Art-Mûr, 2004), auquel s’ajoutent les projets multipartites Hot Spots (Dare-Dare, 2005) et Surfaces de réparation (AXENÉO7, 2003) réalisés en collaboration avec Virginie Laganière. Depuis 2002, il est membre de l’atelier d’exploration urbaine SYN-, au sein duquel il participait aux interventions Hypothèses d’insertions et Prospectus dans Hull-Gatineau et la ville intérieure de Montréal (AXENÉO7, CCA Extra-muros). Parallèlement, il œuvre à l’organisation des événements Périphériques.

L’artiste remercie Virginie Laganière, Thomas Ouellet Fredericks, Maude Smith Gagnon ainsi que le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien au projet.


Jean-Maxime Dufresne
Trackers

Exhibition from March 3 to April 8, 2006 Opening on Friday March 3, 2006 at 5PM

Optica, a centre for contemporary art 372 Ste-Catherine Ouest, Suite 508 Montreal

http://www.optica.ca

Pitched into the midst of a reality fiction, several individuals wander through various areas of the city, their trajectory closely followed by the camera’s eye. The disruptive adversities of winter transform the situation into something of a trial as the subjects test the weather shifts and silent intervals of a city in the grip of a storm. And as they undertake their slow traversals, panning the altered landscapes and weather-marked topographies, anonymity, isolation, and wandering become inextricably manifest in the criss-crossed cityscape in which they negotiate their presence, their apparent quest for shelter echoed in observations on the transformed spaces.

Trackers produces a “mental geography” of these passages by freely revisiting certain mediating devices in sports imagery and adventure documentaries (slow-motion breakdown, objective camera). Instead of the complex points of view frequently employed in such productions, I attempt to reveal an imagination that lingers on incidental happenings along the way, pushing the limits of low-tech capture in the field, while intentionally blurring forms of authentication of experience. The attention given to physical movement, evinced in the treatment of video and sound, then reveals a whole series of frictions and moments of inertia. In the gallery, the installation makes visitors a witness to these trekkings, draws them into the process of an action of which they can sense the rhythm connected with the physical effort.

Treading the snow-covered ground, tracing, breaking one’s momentum, observing, recording, tracking...

- Jean-Maxime Dufresne

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Jean-Maxime Dufresne holds a bachelor’s degree in architecture and will be completing a master’s in interactive media, in 2006, at Université du Québec à Montréal. Themes of psychogeography and technological mediation continue to nourish his work, which touches on modes of experiencing urban and social territories and on the transformations that shape them. In this connection, he recently created the video and sound project Rest Area (Interstices / Galerie Art-Mûr, 2004), plus the multipartite projects Hot Spots (Dare-Dare, 2005) and Surfaces de réparation (AXENÉO7, 2003), which he co-produced with Virginie Laganière. Since 2002, he’s been a member of the urban exploration workshop SYN-, with whom he participated in the Hypothèse d’insertions and Prospectus interventions in Hull-Gatineau and in Montreal’s inner city (AXENÉO7, CCA extra-muros). At the same time, Dufresne is helping organize the Périphériques events.

The artist would like to thank Virginie Laganière, Thomas Ouellet Fredericks, Maude Smith Gagnon as well as the Conseil des arts et des lettres du Québec for its support.